Guide · Fibrose

La fibroseaprès une lipo

Des zones dures apparaissent souvent vers la troisième semaine, sans avertissement. Voici ce que c'est, et ce qui aide.

Le cap des premières semaines passé, l'enflure commence enfin à descendre — et c'est là qu'apparaissent des zones fermes sous la peau. Des plaques, des cordes, parfois des bosses de la taille d'une bille. La panique arrive souvent en même temps.

Dans la grande majorité des cas, ce n'est pas un problème : c'est du tissu cicatriciel en formation. On appelle ça la fibrose, et elle fait partie du chemin normal.

Ce que c'est

Une liposuccion laisse derrière elle un réseau de petits tunnels dans la couche de graisse. Le corps répare en produisant du collagène. Quand cette production est bien répartie, la zone redevient souple. Quand elle se concentre, ou quand le liquide stagne au même endroit trop longtemps, le collagène s'organise en paquets fermes : c'est la fibrose.

C'est une cicatrisation qui a trop bien fait son travail au mauvais endroit.

Quand elle apparaît

La formation commence dans les jours qui suivent la chirurgie, mais elle reste imperceptible tant que l'enflure la masque. Les femmes la remarquent le plus souvent entre la deuxième et la sixième semaine, et parfois jusqu'à deux ou trois mois après.

C'est précisément pour ça que la troisième semaine est un moment charnière : c'est là que le travail change de nature, du drainage vers l'assouplissement des tissus.

Fibrose ou enflure ? Les distinguer

  • L'enflure est molle, elle bouge sous la pression, elle laisse parfois une marque du doigt, elle est pire le soir et meilleure le matin.
  • La fibrose est ferme, elle ne bouge pas, elle a des bords qu'on peut suivre du doigt, et elle ne change pas selon l'heure de la journée.

Une zone dure qui reste identique matin et soir, semaine après semaine, c'est de la fibrose. Une zone qui gonfle en fin de journée, c'est de l'enflure.

À quoi ça ressemble

  • des plaques fermes et plates, comme une planche sous la peau
  • des cordes ou des bandes qui tirent au mouvement
  • des petites boules, de la taille d'un pois à celle d'une bille
  • une surface irrégulière, des creux, une peau qui plisse
  • une sensation de tiraillement ou de raideur dans la zone

Ce qui aide

Aucune méthode ne « casse » mécaniquement du collagène organisé — c'est un raccourci qu'on entend beaucoup et qui est faux. Ce qu'on fait, c'est assouplir les tissus, travailler les adhérences et aider le remodelage pendant qu'il est encore actif.

  • Le travail manuel et la madérothérapie, à partir du moment où les tissus le tolèrent — généralement la troisième semaine, jamais avant l'autorisation du chirurgien.
  • La compression constante. Une gaine portée régulièrement empêche le liquide de stagner, et le liquide stagnant est le point de départ de la fibrose.
  • Le drainage, tôt et régulier. C'est le meilleur outil de prévention disponible, et il agit surtout avant que la fibrose s'installe.
  • Le temps. Beaucoup de zones fermes s'assouplissent seules sur six à douze mois.

Quand il faut consulter

Une zone dure normale n'est ni rouge, ni chaude, ni douloureuse au repos. Contacter le chirurgien en présence de :

  • une zone qui devient rouge et chaude au toucher
  • une douleur qui augmente au lieu de diminuer
  • une masse qui grossit rapidement, ou une enflure d'un seul côté
  • de la fièvre
  • une zone qui donne l'impression de contenir du liquide qui bouge sous la peau

Ce dernier point mérite un mot : une accumulation de liquide sous la peau est une affaire de chirurgien, pas de massothérapeute. Elle ne se masse pas, elle se fait évaluer.

Et si elle est déjà installée ?

Une fibrose de plusieurs mois se reprend encore, mais ça demande plus de séances, plus d'espacement et une progression prudente. Le résultat n'est pas toujours complet. C'est un travail, pas un miracle — et quiconque te promet le contraire te vend quelque chose.

Information générale. Le chirurgien décide de ce qui s'applique à chaque cas.

Une question sur la récupération ?

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Ce guide est général. Chaque situation ne l'est pas : le type de chirurgie et sa date permettent de situer le parcours.