Guide · Compression

La gaine decompression

C'est la seule chose sur laquelle tous les chirurgiens s'entendent, et celle que les clientes suivent le moins.

La gaine — la faja — fait à peu près la moitié du travail de la récupération. Elle limite l'enflure, elle empêche le liquide de s'accumuler dans les espaces créés par la chirurgie, et elle aide la peau à se recoller uniformément sur les tissus.

Le problème, c'est qu'elle est chaude, inconfortable, compliquée aux toilettes, et qu'elle laisse des marques. Autrement dit : tout pousse à la retirer, et c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.

Combien de temps par jour

Le schéma le plus courant :

  • Semaines 1 à 3 — 24 heures sur 24, retirée seulement pour la douche.
  • Semaines 3 à 6 — 12 à 20 heures par jour, souvent avec passage à une gaine plus souple.
  • Semaines 6 à 8 — la nuit, ou pendant l'activité physique.
  • Après — au besoin.

Le total tourne autour de six à huit semaines pour la plupart des chirurgies de contour. Certains chirurgiens vont jusqu'à douze semaines sur les grosses lipos.

Ces repères sont ceux des protocoles publiés. Le chirurgien passe avant, toujours.

Stade 1, stade 2 : la différence

La gaine de stade 1 est la plus ferme. Elle se ferme par crochets et se porte les premières semaines, quand l'enflure est à son maximum. Elle est conçue pour contenir, pas pour être confortable.

La gaine de stade 2 est plus souple et plus fine. Elle se porte à partir de la troisième à la sixième semaine environ, quand le volume a assez diminué pour que la première devienne trop grande.

C'est le chirurgien qui donne le feu vert pour le passage. Tous n'utilisent pas ce système : certains prescrivent une seule gaine pour tout le parcours.

Trop serrée ? Les signes

Une gaine doit être ferme, pas étouffante. Elle est trop serrée en présence de :

  • des engourdissements ou des picotements qui persistent
  • une peau qui change de couleur, qui blanchit ou qui vire au bleu
  • une extrémité froide
  • une difficulté à respirer profondément
  • une douleur qui apparaît à la pose et disparaît au retrait
  • des bourrelets marqués qui se forment au-dessus ou en dessous du bord

Ce dernier point compte plus qu'on le pense : une gaine qui creuse un sillon au même endroit pendant six semaines peut laisser une irrégularité durable dans le contour.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Ne pas mettre de mousses. Les planches de lipo foam répartissent la pression et empêchent les coutures de marquer. Elles ne sont pas un accessoire de luxe.
  • Superposer deux gaines pour « serrer plus ». Ça ne serre pas mieux, ça comprime mal et de façon inégale.
  • N'en avoir qu'une seule. Il en faut deux : la compression ne peut être interrompue pendant qu'elle sèche.
  • Garder une gaine devenue trop grande. Quand l'enflure descend, une gaine qui flotte ne fait plus rien du tout.
  • La retirer parce qu'on sort. C'est justement les jours où on bouge le plus qu'elle sert le plus.

L'entretien

Lave-la à la main à l'eau froide avec un savon doux, ou au cycle délicat dans un filet. Fais-la sécher à plat, jamais à la sécheuse : la chaleur détruit l'élasthanne et une gaine qui a perdu son élasticité ne compresse plus rien.

Une gaine portée en permanence se remplace généralement une fois pendant le parcours, indépendamment du changement de stade.

Gaine et soins post-opératoires

La compression et le drainage travaillent ensemble, et l'un sans l'autre donne un résultat moyen. Le drainage fait circuler le liquide, la compression l'empêche de revenir s'installer au même endroit.

Pratiquement : arrive à la séance avec la gaine propre, et remets-la tout de suite après le soin. C'est le moment où elle est la plus utile — les tissus viennent d'être travaillés et le liquide vient d'être remis en mouvement.

Information générale. Le chirurgien décide de ce qui s'applique à chaque cas.

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Ce guide est général. Chaque situation ne l'est pas : le type de chirurgie et sa date permettent de situer le parcours.